"J'aime ces débuts, le tout début, quand on ne sait, finalement rien, quand on ne sait encore rien de l'autre, qu'on l'aime d'un amour vierge, sans raison, d'un amour qui n'a pas lieu d'être, qui n'existe pas vraiment, ce genre d'amour salin, qu'on prend plaisir, un plaisir fou à ressentir.
Lorsqu'on rougit, qu'on balbutie et qu'on trouve encore l'autre beau. Qu'on se pose pas de question, qu'on en a rien à faire des autres, rien à faire de l'avenir ou de ce qui risque de mal tourner. Les moments où les défauts nous apparaissent être des définitions et les qualités des envies. Que la beauté sublime presque la vie, que l'autre sublime les pensées dans notre esprit, qu'on en oublie de réfléchir, qu'on vienne à en rêver.
Vient le temps où l'on regrette, où l'on voudrait que chaque jour soit ce début, qui recommence, chaque jour. Que ça ce succède, qu'on se redécouvre indéfiniment. On voudrait voyager à nouveau, y retourner encore, qu'on ai plus besoin de voyager seul d'aller voir ailleurs, qu'on soit fixé, enchaîné, que plus rien ne nous donne envie de partir. Que chaque matin on pense au couple à l'amour, à nous et qu'on veuille que ça dure pour une durée indéterminée. Qu'on arrête de finir cigarette sur cigarette, paquet sur paquet, cartouche sur cartouche, qu'on arrête de vouloir vider une cartouche en pleine tête.
Une fois brisé, qu'on se recolle."
auteur Anonyme.